Almanacco del Cinturino

Meccanismo di comando del cronografo

La roue à colonnes et le système à cames sont les deux chemins que l'horlogerie a empruntés pour résoudre le même problème : coordonner le démarrage, l'arrêt et la remise à zéro du chronomètre sans interférences mutuelles. Ils ne sont pas équivalents, et la différence se sent au poignet avant même d'ouvrir le fond du boîtier.

La roue à colonnes — aussi appelée colonne de commande, colonne étoile : les noms varient, le principe non — est une roue rainurée qui tourne par à-coups, pilotant les leviers du chronomètre par des cames disposées en cercle. Chaque pression du bouton fait avancer la roue d'une position : démarrage, arrêt, remise à zéro. Le mouvement est net, la sélection propre. Dans les calibres Minerva manuels, dans le TH20-00 de TAG Heuer, dans le calibre 761 à colonne verticale, la colonne est à la fois un élément technique et un spectacle visible quand le mouvement est ouvert. Cela coûte plus cher à produire et à réviser, mais transmet les forces de manière plus directe. Dans les chronomètres avec embrayage vertical — vertical clutch — la colonne fonctionne avec un accouplement disposé sur le plan vertical plutôt qu'horizontal : l'engagement est progressif, presque dépourvu de secousses, et l'aiguille des secondes part sans saccade.

Le système à cames, dont le Valjoux 7753 est l'exemple le plus connu en production de série, fonctionne par des profils profilés plutôt que par des dents rainurées. Il est robuste, tolérant aux contraintes, facile à réviser dans les conditions de terrain. En termes de fiabilité industrielle, il n'a pas grand-chose à envier à la colonne, mais la sensation des boutons est différente : moins sèche, parfois avec un léger jeu perceptible.

Il existe ensuite une troisième catégorie, moins discutée : la roue à colonnes modifiée. Le Moment Meter en monte une version remaniée ; l'Armin Strom Orbit utilise la logique de la colonne non pas pour le chronomètre mais pour le quantième sur demande, où une pression active l'aiguille centrale et une deuxième la ramène au neutre. Le principe de sélection séquentielle par à-coups est le même, appliqué à une fonction différente.

Le flyback ajoute un niveau supplémentaire : avec une seule commande, le chronomètre se remet à zéro et redémarre immédiatement, sans passer par l'arrêt. C'est indispensable pour chronométrer des étapes consécutives sans perdre des fractions de seconde dans les transitions. Cela exige une géométrie du mécanisme de commande plus complexe, car les trois phases doivent être compressées en une seule activation.

Du banc, j'ai démonté des colonnes en laiton, en acier, en rhodium. Le matériau change l'usure au fil du temps, non le principe. Un système à cames bien réglé surpasse une colonne négligée : l'entretien compte autant que la conception.

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